août
11
2010
2

Dernier acte

Vladivostok, la où tant de voyages commencent, ou se terminent. Kernunos ne déroge pas a la règle, et comme a son habitude, amplifie le processus a son intensité maximum. Alors pour commencer, il faut déjà tout terminer…

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Les explorateurs de l’époque avaient bien choisi leur endroit: atteindre Vladivostok n’est pas chose facile, même une fois libérée de ses barrages militaires. 50km de grimpées sévères à répétition (on aurait pu choisir la grosse route aux courbes adoucies, mais le jour où on optera pour la facilité urbanisée,…) le long de la côte boisée, de plus en plus fréquentée. La route nous éprouve au point de craquer totale sans plus pouvoir y respirer (Marilia). Les camions crachant du noir, les enfilades de bagnoles qui ne se rendent pas compte du mal qu’elles font, la poussière sans cesse remuée par les hommes… tout ca nous est dégueulé en pleine figure sans aucune marge de manoeuvre, sans un mètre de bas cote pour espérer y échapper. Paradoxalement, c’est presque un soulagement d’arriver en pleine ville: le centre de Vladivostok, c’est son port, sa gare, sa plage, coinces sur d’étroits rivages, entre collines et mer brumeuse. Du vent, de l’air, et des gens qui nous aident a trouver du repos.

p1030325p1030369On débarque dans l’auberge-de-jeunesse-appartement ou la plupart des routards étrangers se ramènent, y régler leurs histoires d’enregistrement (les russes semblent de plus en plus pointilleux sur la question), de billet de train ou d’avion, de bateau pour la Corée ou le Japon, de contenaire pour leur vélos ou leurs motos, de retour, ou de départ, bref, les réalités que tout voyageur doit a un moment donne se coltiner. Pas drôle. D’autant plus que voila: Marilia décide de rester encore un temps en Primorié.

p1030278Ca a tout l’air d’un scoop, bien qu’on ne soit pas des stars… Ou d’une superbe action commerciale qui fera exploser les ventes du second tome de cette aventure, pour un peu qu’on parvienne a en écrire le premier… Mais rien de tout ca, ni même d’un coup de tête. Simplement le besoin de se poser un temps, la ou la taïga a garde ses mystères. Car a toujours parcourir, on (Marilia) ne s’apercoit plus de l’unicité magnifique de chaque monde. On jette un oeil furtif sur la vie de nos rencontres, on apprend, on écrit tout, comme un capital qui s’amasse sur des pages blanches. Mais on repart toujours trop vite, sans donner de nous tout ce qu’on a pu jusque-la récolter. Et de Tremargat à Krasnii-iar, sur quelques 16 000 km d’aventures, l’Eurasie nous a offert ses espoirs, ses visions d’avenir, mais aussi la conscience de ses impasses grandissantes.

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p1030344p1030327Billet de ferry Coreen pour Marilia, billet d’avion Canadien pour Christophe. Mais avant tout on s’offre un dernier billet commun pour un ile, encore une, au large de la ville. Le temps de réaliser qu’on s’est chacun emplis de la force de l’autre, qui nous sera nécessaire pour la suite du voyage. De quoi se dire aussi combien on s’est aidé à se réaliser à travers cette traversée Kernunosienne de tout un continent.

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Nos chemins continuent a suivre  la voie des rêves, quant à l’aventure à la rencontre des forets du monde, elle se poursuit, avec pour prochaine destination la foret du Grand Ours, en Colombie Britannique….

A suivre!

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août
04
2010
0

Sixhote-Aline, de bas en haut…

p1030291La Primorié, c’est aussi une épreuve physique. Le centre-bretagne puissance 10. Une enfilade de hautes collines et de vallées, sur lesquelles viennent jouer les nuages, engloutissant parfois des montagnes entières. On bénit les rivières d’eau pure et fraiche, si nombreuses et si claires, qui nous sauvent bien souvent de l’implosion cocotte-minute: à plusieurs reprises il nous faut pousser- et c’est dur-, lever le poids d’un an et demi accumulé dans nos sacoches, au delà de mini-cols trop abruptes.

p1030128 Un type patauge dans un ruisseau qui ressemble à une grande mare. Il passe et passe son épuisette, comme s’il récoltait des algues vertes. “Vous cherchez quoi - Attend, je vais vous montrer“. Des mini poissons à grande bouche. De grands voraces, capables de bouffer en une fois l’équivalent de leur propre poids. Valentin en bon pêcheur, régule leur population, pour que la voie soit libre et que Xharius et Lenok aient une chance d’atteindre les hauteurs, où ils deviendront bien gros et bien bons.

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récoltes...

Une fois encore les gens sont là pour nous pousser et nous faire profiter des richesses de

... pour tous les goûts

... pour tous les goûts

la Primorié… A Lazo, à défaut de

... et si gracieusement présentés!

... et si gracieusement présentés!

pouvoir passer quelques jours en pleine taïga-zapovednik (il faut pour ça mobiliser un garde-du-corps, et vu la paye ridicule- 5000 roubles par mois, quant on pense qu’un forestier peut engagner 20 000 en une semaine!- l’effectif n’est pas suffisant pour se le permettre),  Olessia du zapovednik, nous arrange l’expédition jusqu’à l’île de Petrov. Une pluie de plusieurs jours, puis une journée de soleil nous vaudra le plaisir de rencontrer de ces cèpes que rien qu’à les sentir on tombe de plaisir.

Sur les hauteurs de Lazo

Sur les hauteurs de Lazo

Dans les bas de l’histoire, on nous conte encore oh combien c’est dur de préserver un endroit du braconnage, des incendies (au début du 19eme, une invasion Chinoise s’est mise à défricher des terres, mettant le feu à la forêt. N’ont repoussé que des chênes), et des riches chasseurs organisés en groupes armés. Tous les employés du zapovednik (des vrais amoureux de la nature!) doivent se créer d’autres activités pour obtenir de quoi vivre. Quand on entend le témoignage de certains garde-forestiers qu’ont terminé à l’hopital après les représailles de braconniers mécontentés, on comprend qu’il s’agit d’une vraie guerre… armée. Un scientifique passant presque tout son temps en forêt a étudier les serpents, nous dira: “Que j’élève une veau ou un cochon pour le manger, soit, si c’est moi qui l’a nourri, j’ai le droit de décider de sa mort. Mais de quel droit puis-je me permettre de prendre la vie d’un animal sauvage?

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août
02
2010
0

Et au-dela, qui survivra?

img_3721C’est sur le bassin moyen de la Bikin, sur quelques 200km en amont, qu’ Udeges et Nanaï se partagent leurs territoires de chasse. Pour conserver ce droit, ils ont du repousser les assauts de plusieurs entreprises d’exploitation, puis les élans d’organisations écologistes comme Greenpeace qui aurait bien fait de toute la zone un zapovednik doublé d’un titre UNESCO. Mais les gens de Krasnii-iar ne veulent pas être mis sous cloche.

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Gingseng replante

Gingseng replante

Pour la defense des Chevreuils...

Pour la defense des Chevreuils...

Si le bassin de la Bikin est encore intact, c’est parce qu’aucune route (ou presque) n’y accede. Mais au-delà des cols, les engins d’exploitation oeuvrent, venant soit de la mer, soit du pays de Xhabarovsk, le long de l’unique route asphaltee qui traverse la Taiga, et se termine sur un pont, au-dessus de la Bikin. Par faute de sous et de marecages a repetition l’artere gouderonnee n’a pu aller plus loin, mais sert de tapis rouge a la venue de toutes sortes de profiteurs.  

"viens dans mes bras, mon petit..."

"viens dans mes bras, mon petit..."

L’alternative actuelle s’appelle “Tigr”. Elle se veut être une association locale (…branche dérivée de l’administration forestière) dont le but est de conserver la culture indigène et la biodiversité de la Bikin. Soutenue par WWF, elle loue a l’Etat sur du long terme les territoires traditionnels de chasse. Mais le fric injecté n’empêche ni les coupes,  ni les privilèges, ni le braconnage…  D’ailleurs des Russes nous ont dit: “Nous sommes tous braconniers. Il nous est interdit par les lois de pêcher sur nos propres terres. Mais les dirigeants, eux, ne se privent pas, et survolent en hélico leurs proies du jour. Pour un peu qu’un garde-peche appercoive un touriste dans la barque d’un chasseur, il vient direct chercher sa part. Les pires ce sont bien ceux du fond de conservation de l’environnement: pour des éoliennes ils te taxeraient, prétendant que tu voles le vent!!”

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Champignons en or...

Ira et Raia, avec d’autres femmes du village, fabriquent des souvenirs pour le compte de Tigr. Leur atelier finance par WWF compte une bonne demi-dizaine de machines a coudre. Mais elles doivent encore quemander leur paye. “Si je pouvait partir en ville, bien sur qu’je le ferais. Ici, pas de travail pour les femmes, a part l’ecole, le dispensaire, la poste et 3 magasins. - Et les cueillettes de saison, ca aussi c’est du travail, non? Tigr vous achete tout ca aussi, non? - Oui mais ca dure jamais longtemps. Les fougeres par exemple: 2 semaines, et c’est fini! Nous on cherche un travail permanent. La securite, quoi…”

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Kolia et sa fille

Une version de mec, toute differente. C’etait apres la vodka sur la greve. On a continue chez Jenia, un de ces type taille dans une armoise a glace (style Nanai). La conversation a propos d’hommes et de femmes le laissait plutot muet, jusqu’a ce que la Liberte vienne tout emporter. “Nous sommes les derniers chasseurs de ce monde. Russes et gouvernement voudraient nous transformer en paysans ou forestiers, en bons chretiens civilises. - Jenia ouvre ses yeux revoltes- Je suis chasseur, et sans ca plus rien! Si tu savais la-haut, a 200-300km sur la riviere, comme c’est BEAU!- et il ouvre ses bras et se renverse, comme terrasse par la grandeur du monde sauvage- Mais voila, d’ici 10 ans y’aura plus rien. Il ne nous reste aujourd’hui que de quoi faire vivre nos propres enfants, mais apres qui seront-ils, eux? Ils ne connaitront jamais la Liberte. Tu vois, c’est comme les Indiens, en Amerique, on nous encule litteralement. On nous prive de notre vie, on nous laisse survivre et crever dans ce village pendant qu’on construit des routes de tous cotes pour venir chercher les arbres a fric!”

p1030041p1030108Nous sommes alles a l’ecole. La taiga, ils la connaissent, aiment leur riviere, et savent bien que tout ca doit etre protege. Une jeune fille nous a demande: “Si vous etiez president, qu’est-ce que vous feriez pour ameliorer le monde?” Apres reflexion, je donnerais la responsabilite a tous les peuples, de decider pour eux-meme et pour la terre de leurs  enfants…

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juil
31
2010
1

Du “Kedr” au Tigre

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C'est pas un Kedr mais c'est beau quand meme...

Parmis la grande richesse de la taiga de la Bikin (et de toute la Primorie), l’element le plus important semble etre ses Kedr (le Pin de Coree), pourvoyeurs de Pignes… et pas de ces shishki rikiki de Siberie! Non, de belles grosses pignes delicieuses, mais qui ne viennent malheureusement qu’une fois tous les 4 ou 5 ans.

A ce sujet un conte Udege: Un Chasseur a 3 femmes (chose presque indispensable a l’epoque). Alorsqu’il doit partir a la guerre pour une longue periode, il va cacher ses femmes en foret. Il mene sa premiere femme (pas tres aimee) dans un bois de Noyers de Mandchourie. Sa 2eme epouse herite d’un bois de chene. Pour la 3eme, sa preferee, il reserve le bois img_3761de Kedr… Quelques annees plus tard le voila de retour. Il accourt sous les Kedr, presse de retrouver sa bien aimee… Malheureusement il ne reste d’elle que des os, la belle etant depuis longtemps morte de faim. Sous les Chenes il retrouve sa 2eme femme, qui trepasse dans ses bras. Sous les Noyers par contre, sa megere l’attend de pied ferme, bien grasse et reluisante d’avoir mange des noix en abondance chaque annee, aussi dure soient-elles a decortiquer.

Meme les araignees sont "tigrees"

Meme les araignees sont "tigrees"

Conclusion, une bien-aimee ne se nourrit pas que de pignes, mais les pignes ne nourrissent pas que les bien-aimees: une foule de petits animaux (ecureuils, souris, burunduk, oiseaux, etc…) leur doivent leur survie, afin de nourrir une foule de plus gros animaux (renards, lynx, blaireau et gros oiseaux, …), qui seront eux-meme la proie de plus gros, jusqu’au bout de la chaine… le fameux Tigre, evidemment. Mais on peut aussi remonter la chaine du cote des herbivores: le Tigre aime la viande de cerf et de chevreuil, qui doivent certainement leur bon gout a la diversite incroyable de plantes dont ils peuvent se nourrir.  Le Kedr concoure directement a cette diversite a cause de sa grande longevite, ce qui cree des conditions uniques a ses propres pieds, favorables a certaines plantes en particulier.

Quand tout est lié...

Quand tout est lié...

Quant au Tigre, il semble rendre la pareille a sa Taiga nourriciere, en faisant flotter sous les bois la force de sa presence invisible… Tous les chercheurs de Ginseng, tous les chasseurs de viande fraiche, gardent au fond de leurs tripes un respect teinte de peur pour ce gros chat qui les regarde, tel un esprit temoin qui prendra part au jugement de l’humanite…

Pour les Udeges, le Tigre est sacre. Interdiction de le tuer. Une autre histoire raconte meme que leur peuple est ne du tigre, un peu comme les Nanai viendrait de l’Ours et les Mongols du Loup. Mais c’est surtout qu’ils craignent son intelligence. Le Tigre laisse des traces, mais se montre tres rarement. Il est capable de retourner sur celles d’un chasseur lui voulant du mal, jusqu’a sa cabane, et de lui bouffer tous ses chiens en guise de vengeance.  Mais les valeurs se perdent, et certains “coqs” nous diront, que pour du fric on peut toujours oublier la couronne de sa Majeste…

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juil
23
2010
0

Expedition

img_3591N’empeche que c’est pas avec 3 galian et 5 fougeres qu’on allait nourrir la famille. A son retour d’expedition, le Liosha de Ira pose sur la table un sac entier de gros poissons. “Et de la viande??” Ils etaient partis a 4, a quelques centaines de km en amont de la Bikin. Le cerf (izubre) qu’ils ont tue le premier jour les a nourris sur les 2 semaines. Ils ont bien croise un ours sur le retour, qui traversait a la nage, mais leurs armes etaient restees en foret.

A defaut de pouvoir payer une barque pour nous aussi remonter la riviere, on demande a Liosha de nous emmener a pied sur quelques 20km, jusqu’a une barak de chasse. Liosha n’est pas proprietaire. Juste tolere sur le territoire d’un autre chasseur qui passe l’automne et l’hiver en foret. L’ete tout le monde est sence laisser les animaux tranquilles et s’occper plutot de son jardin, de peche ou de tourisme. img_3743Chacun enfile sa cuirasse, ses chaussettes russes qui evitent les cloques, son sac a dos avec le minimum (the, vodka,  sel, sucre, farine et levure, tout le reste se trouvera sur place). Le sac de Liosha est fabrique avec une fourche en bois, une toile de jute et de la ficelle. Il porte la hache qui lui servira a tout faire (meme fabriquer des harpons avec 3 clous pour une chasse nocturne au poisson), et son canonnier illegal.

img_3695Ce n’est pas souvent qu’un chasseur ramene quelque chose. Pour Liosha, ca fait maintenant plus d’un an. Mais cette fois la Taiga lui a sourit. Lui et Ira sont revenu un matin, un bouquet de champignons dans le chale, et une charge dans le sac a dos. Sans revelations prealables, ils nous montrent. Des pattes d’Ours. Sa machoire inferieure. Et la vesicule biliaire. Tout le reste est reste sur place, la viande de ce vieil Ours deja verreuse, mutilee pour des dollards chinois. Les revendeurs de Krasnii-iar n’en prennent pas lourd, 200 dollards a peine. Mais un de ces doigts seront vendus 100 dollards dans un restaurant Pekinois.  img_3777

p1030057Dur d’en etre temoins. Mais de retour au village, ils ont pu se rendre direct au magasin, payer leurs dettes, et remplir pour la premiere fois depuis 3 semaines les placards de nourriture. Ira se paye une robe, la premiere de toute sa vie. Et on fete sur le champs la chance, a la maniere Russe, histoire qu’elle ne se sente pas vexee.

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juil
22
2010
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Les Survivants de la Bikin

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"Xhatal" traditionnel

img_36611Nous voila donc a Krasnii Iar, sur cette ” falaise rouge” (a cause de la couleur de la terre, ou des sovietiques de l’epoque pour quoi chaque nouvelle creation ne pouvait etre que rouge) au dessus de la Bikin, ou se sont refugies Udeges et Nanai, annuellement assaillis par les crues de la riviere lorsqu’ils vivaient de l’autre cote du pont… Depuis l’epoque ou tout leur peuple nomadisait le long de la Bikin par petits clans, d’autres “fleaux” sont apparus… (russes ukrainiens, sovietiques, commercants chinois, defricheurs, constructeurs de route, exploitants forestiers…)  refaisant d’eux des sedentaires, pour la plupart concentres dans ce village multi-ethnique livre a lui-meme.

Qui sont alors les Udeges d’aujourd’hui? Malgre le mixage ethique, les livres disent “2000″. (le chiffre a aoudainement augmente lorsque le gouvernement a bien voulu offrir quelques privileges aux peuples minoritaires). Mais plus personne quasiment ne parle la langue, homis quelques ferus Japonais qui viennent regulierement l’etudier, a la recherche de leurs propres racines. Les danses et les costumes ne survivent que pour la fete des peuples indigenes du 9 aout. Certains vieux se souviennent de leurs fetes de saison, celle de l’automne surtout ou on servait de grands banquets garnis de lard d’Ours et de baies. Quant a la spiritualite “paienne”, elle img_3683s’est transformee en une vieillerie incomprise des moins de 40 ans. Comme partout ailleurs, la necessite de survivre dans un monde chacal pousse les gens a la recherche constante d’argent. Mais comme a Krasnii Iar ca ne court pas la rue, la premiere des chose, c’est se nourrir.

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Et pour ca, pour eux et leurs enfants, il y a la riviere Bikin, et sa taiga encore vierge. De nombreuses fois on a tente de les deposseder de leur plus precieuse richesse mais ce n’est pas encore fait… ici survivent encore chasseurs pecheurs et cueilleurs. C’est la Taiga et la Bikin qui font d’eux ce qu’ils sont. Et Udege veut bien dire “Les gens de la foret“.

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mar
31
2010
1

Requiem pour Bialowieza

Petit retour en arrière…

Après plusieurs péripéties, voici enfin le premier film retraçant notre parcours.

C’était au début de notre tour du monde : première étape et retour dans la forêt de Bialowieza pour présenter le film Glaz aux habitants de la forêt…

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